Les épillets, un corps étranger végétal redoutable...

Le retour des beaux jours et de la chaleur s’accompagne de la reprise de la végétation : c’est à cette période qu’il faut se méfier des herbes hautes. L’herbe sèche est particulièrement à redouter car les graminées portent à leur extrémité de petits épis, nommés “épillets”, qui sont capables de se détacher une fois la plante à maturité.

 

Ces épillets représentent un réel danger pour nos animaux domestiques. Ils peuvent être présents dans les champs, mais aussi dans votre pelouse.

Un végétal voyageur

 

Ces morceaux de végétaux s’accrochent très facilement au passage d’un individu : dans vos vêtements, mais aussi dans les poils de vos animaux ! Leur petite taille les rend difficiles à repérer.

 

De plus, leur structure avec des arêtes collantes et un bout pointu leur permet de progresser en avançant toujours dans le même sens, jusqu'à pénétrer à travers la peau ou via un orifice. L’épillet continuera alors d’avancer dans le corps de son porteur à chacun de ses mouvements. Cela est la raison du danger qu’ils représentent ! La principale graminée en cause est même surnommée « espigaou », « voyageur » ou folle avoine.

 

Un danger pour le corps entier

 

En pratique, un épillet peut rentrer par n’importe quel orifice : le plus souvent les yeux, les narines, les oreilles, mais aussi la vulve et le fourreau, l’anus… Ils peuvent également se loger entre les doigts et les coussinets.

 

Les symptômes apparaissent en fonction de la localisation et des dégâts causés par le corps étranger. Tout signe suspect comme des éternuements intempestifs, un oeil très gonflé et fermé brutalement, une oreille vivement douloureuse, un léchage intense, une boiterie et un gonflement entre les doigts doit faire réagir. Le retrait de l’épillet sera plus facilement réalisé par votre vétérinaire tant qu’il est visible. Ainsi il est important de ne pas tarder.

 

S’il a le temps de progresser, il peut se retrouver partout dans l’organisme, comme au sein d’un muscle, en plein milieu de la cavité abdominale ou près des poumons. A ce stade, il peut être à l’origine de diverses lésions, notamment des abcès. En fonction, sa recherche nécessitera une échographie, une endoscopie, un scanner… voire une intervention chirurgicale plus ou moins lourde pour son retrait. Parfois même, le végétal disparaît tout en laissant des séquelles derrière lui.

 

Prévention


La meilleure des préventions est de bien regarder votre animal après chaque balade et de bien inspecter tout le corps, du bout du nez au bout de la queue. De même, il est judicieux de limiter les balades dans les herbes hautes, entretenir le pelage en tondant notamment la face interne des pavillons auriculaires et les espaces interdigités, et d'éliminer les restes de tonte de votre jardin.